Fiche
132
Agriculteur
Périmètre : Local
Régions : Normandie
Départements : Calvados
Echelle :locale
Echelle paysagère cible : L'exploitation
Superficie :480 ha
Nombre d’agriculteurs/apiculteurs impliqués : 1 agriculteur et 2 apiculteurs
2017 - en cours
Présentation de l’exploitation
Superficie : 480 ha
Filières : Grandes cultures
Cultures : Blé d’hiver, orge d’hiver et de printemps, pois, protéagineux hiver et printemps, colza, maïs, lin d’hiver et textile, luzerne, sarrasin cette année
Elevage : pas d’élevage sur l’exploitation mais échange de la paille et/ou luzerne contre du fumier avec des éleveurs du territoire
Ruches : 15 ruches présentes toute l’année et réparties sur deux endroits de l’exploitation (appartiennent à un apiculteur amateur) + 20 ruches déposées au moment de la floraison du colza (appartiennent à un professionnel)
Pratiques agricoles de l’exploitation en faveur des pollinisateurs
PRODUCTION VEGETALE INTERRESSANTE POUR LES POLLINISATEURS
INFRASTRUCTURES AGROECOLOGIQUES
Expertise et accompagnement
Diffusion et communication
Perspectives
Une exploitation réfléchie dans sa globalité afin d’être favorable aux auxiliaires des cultures dont font partie les pollinisateurs. Les pratiques agricoles mises en place, notamment afin de réduire l’utilisation et l’impact des produits phytopharmaceutiques, permettent de baisser l’exposition des pollinisateurs à ces produits et de favoriser les régulations naturelles, notamment la lutte biologique. L’engagement de l’agriculteur en agriculture de conservation des sols permet de préserver des sites de nidification pour les insectes terricoles tout en favorisant la vie et les fonctions naturelles des sols.
L’exploitation apporte aussi à la fois le gîte (haies, ACS) et le couvert (jachères, cultures attractives…) aux pollinisateurs domestiques et sauvages.
Les pollinisateurs ont besoin d’espèces nectarifères et pollinifères pour se nourrir tout au long de la saison. Afin de garantir des ressources alimentaires suffisantes et réparties sur l’année pour tous les pollinisateurs, il ne faut pas hésiter à améliorer la quantité et la diversité des ressources disponibles en valorisant mieux la flore spontanée et en développant les aménagements favorables à ces espèces. Par ailleurs, lorsque l’implantation d’un grand nombre de ruches est envisagée, il est important de s’assurer que la ressource disponible permettra leur alimentation sans compromettre l’accès à la ressource pour les pollinisateurs sauvages.
Parmi les produits phytopharmaceutiques utilisés dans les exploitations agricoles, certains sont néfastes pour les insectes pollinisateurs, surtout lorsqu’ils butinent les parcelles agricoles. Une vigilance est nécessaire quant aux molécules utilisées et aux pratiques de traitement (par exemple, sur les cultures attractives en période de floraison, effectuer ses traitements dans une plage horaire débutant 2h avant le coucher du soleil et se terminant 3h après) pour limiter l’impact de l’intervention sur les populations de pollinisateurs. Il en est de même pour les antiparasitaires et les autres médicaments vétérinaires. Ne pas hésiter à se renseigner sur la toxicité des molécules utilisées.
D’après le porteur, les freins à éliminer pour démultiplier ces pratiques agricoles sont :
Outils d’appui financier : que les aides de la PAC
Autres données économiques :
Le semis direct a permis de faire beaucoup d’économie (40% de gazole + un salarié en moins, coût en machinisme réduit).
Bienfait induit de ce système en ACS : moins de temps passé dans le tracteur ce qui permet d’augmenter le temps d’observation de ses parcelles. Il a trouvé un intérêt supplémentaire à son métier : dans une recherche continue d’amélioration, retrouve de l’intérêt pour l’agronomie, dans une logique de préservation des sols et des auxiliaires (dont les pollinisateurs) sur l’exploitation qui induit une réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.



Action du plan Ecophyto piloté par les ministères en charge de l'agriculture, de l'écologie, de la santé et de la recherche, avec l'appui financier de l'Office français de la Biodiversité.
