Fiche
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Apiculteur
Périmètre : Local
Régions : Bourgogne-Franche-Comté
Départements : Saône-et-Loire
Echelle :Départementale
Echelle paysagère cible : Paysage
Superficie :1 ha
Nombre d’agriculteurs/apiculteurs impliqués : Aucun agriculteur et 1 apiculteur
2022 - en cours
Contexte
L’exploitation apicole se trouve dans une zone qui était traditionnellement en élevage avec un maillage de prairies et de céréales. La Bresse est dotée d’un paysage de boccage actuellement en régression ce qui diminue la disponibilité des ressources pour les pollinisateurs.
L’apiculteur possède l’équivalent de 150 ruches. En parallèle de la gestion de ses ruches, il met en place des aménagements (ressources alimentaires, zones refuges) afin de favoriser les pollinisateurs et les abeilles domestiques sur un terrain d’1 ha qui lui appartient. Au moins 75 ruches sont présentes toute l’année sur ce terrain. L’apiculteur crée des essaims et fait de la multiplication.
La transmission des connaissances sur les abeilles et les pollinisateurs au plus grand nombre pour inciter les futures générations à mieux les protéger représente un autre pan du travail de l’apiculteur.
L’initiative
INFRASTRUCTURES AGROECOLOGIQUES
SENSIBILISATION AUX ENJEUX DES POLLINISATEURS
Perspectives
Cette initiative pourrait être déployée facilement. L’intérêt de planter des plantes mellifères maintenant est compris largement. De nombreux propriétaires plantent des haies sans intérêt pour les pollinisateurs. En les sensibilisant, un maillage d’habitats et de ressources alimentaires pour les pollinisateurs pourrait être présent autour des villages.
Les aménagement qui sont mis en place améliorent la quantité de la ressource alimentaire disponible pour les abeilles domestiques. Ils permettent aussi d’apporter des sites de nidification et de reproduction pour les pollinisateurs sauvages. Par ailleurs, l’installation d’une mare assure une ressource en eau constante pour les pollinisateurs, notamment pendant les périodes de sécheresse ou de fortes chaleurs.
Le travail de sensibilisation effectué largement pour tous les types de public (agriculteurs, apiculteurs, politiques, collectivités, grand public, scolaires) permet de montrer à la fois le rôle important des pollinisateurs dans les écosystèmes mais aussi le rôle que chacun peut avoir pour les protéger et les favoriser à son échelle. L’abeille domestique, notamment l’utilisation de ruches vitrées est un bon outil pédagogique pour ouvrir le dialogue et montrer ce qu’est un pollinisateur.
Les abeilles domestiques représentent un bon outil de sensibilisation pour présenter les pollinisateurs. Il est cependant important de ne pas oublier les pollinisateurs sauvages qui ont des besoins qui leurs sont propres notamment en ce qui concerne la nécessité d’avoir des sites de nidification dans les paysages. Leurs besoins alimentaires sont aussi plus diversifiés que les abeilles domestiques. Les pollinisateurs ont besoin d’espèces nectarifères et pollinifères pour se nourrir tout au long de la saison. Afin de garantir des ressources alimentaires suffisantes et réparties sur l’année pour tous les pollinisateurs, il ne faut pas hésiter à continuer à améliorer la quantité et la diversité des ressources disponibles en valorisant mieux la flore spontanée et en développant les aménagements favorables à ces espèces. Par ailleurs, lorsque l’implantation d’un grand nombre de ruches est envisagée, il est important de s’assurer que la ressource disponible permettra leur alimentation sans compromettre l’accès à la ressource pour les pollinisateurs sauvages.
Enfin, il est important de s’assurer qu’il n’y a pas des espèces implantées classées comme exotiques envahissantes. Paulownia tomentosa (arbre à papillon) est une espèce d’arbre originaire d’Asie de l’Est cultivée et classée dans certaines régions du monde (Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Suisse) comme une espèce exotique envahissante. Cette espèce est considérée comme à risque par le Centre de ressource des espèces exotiques envahissantes (EEE) en France. Le Comité d’experts déconseille donc au maximum d’implanter cette culture dans l’Hexagone.
D’après le porteur de l’initiative, les condition de réussite sont : aller à la rencontre des futurs agriculteurs pour expliquer le métier d’apiculteur, la problématique des pollinisateurs et comment mieux travailler ensemble.



Action du plan Ecophyto piloté par les ministères en charge de l'agriculture, de l'écologie, de la santé et de la recherche, avec l'appui financier de l'Office français de la Biodiversité.
